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Dans une tribune publiée à l'occasion de la fête de Saint Jacques, ce mercredi 29 Juillet 2026, l'abbé Abékan, secrétaire exécutif national de la sous-commission épiscopale Justice, Paix et environnement, s'inquiète de la multiplication des destructions de maisons en Côte d'Ivoire. Pour le prêtre ivoirien, au-delà de la perte matérielle, ces démolitions fragilisent les familles, effacent une partie de la mémoire collective et menacent les fondements mêmes de la société.

La stabilité d'une nation selon lui, commence par celle de la famille. En s'appuyant sur une formule bien connue selon laquelle « avoir un logement, c'est garantir la stabilité de la famille », il affirme que l'inverse est tout aussi vrai : « Détruire un logement, c'est détruire la stabilité de la famille ».

Dans son analyse, le responsable de la sous-commission épiscopale justice, paix et environnement estime que les nombreuses opérations de destruction de logements observées ces dernières années soulèvent de sérieuses préoccupations humaines et sociales. Selon lui, une maison ne représente pas uniquement un bien immobilier, mais également un lieu de mémoire où se construisent les histoires familiales, les traditions et les repères des générations.

« Si la famille constitue le socle de la société, détruire sa stabilité revient à fragiliser les fondations mêmes de la nation », soutient-il, en invitant les décideurs à mesurer les conséquences sociales de telles opérations.

L'abbé Abékan évoque également, avec émotion, la disparition de l'ancienne résidence du premier Président de la république Ivoirienne, son Excellence Félix Houphouët-Boigny. A ses yeux, cette demeure modeste revêtait une valeur historique et symbolique importante. Elle témoignait de la simplicité et de l'humilité de celui qui a demeuré une figure majeure de l'histoire politique de la Côte d'Ivoire.

Le prêtre rappelle que le palais qui lui avait succédé a, lui aussi, été détruit au cours de la crise armée, voyant dans cette succession d'événements une illustration des ravages de la violence. « La guerre et les destructions sans cœur n'ont jamais été une solution », affirme-t-il.

A travers cette tribune, l'abbé Abékan lance un appel en faveur d'une gestion respectueuse du développement urbain, de la dignité humaine, de la mémoire collective et du patrimoine national. Il plaide pour que le dialogue, la justice et la préservation des familles demeurent au cœur des politiques publiques.

Il a conclu son message par une mise en garde : « Destructions sans conscience ne sont que ruine de l'âme ».

Rémy Montini Dago