Désordre urbain : Le district d’Abidjan déclare la guerre aux mendiants, « Wottro » et commerçants ambulants
Abidjan, la capitale économique et vitrine de la Côte d’Ivoire fera, dans les jours à venir, peau neuve. Le ministre, gouverneur, Ibrahima Cissé Bacongo l’a dit. Bien plus, il a pris l’arrêté N°03 du 29 mars 2024 dans lequel il interdit formellement sur le ressort territorial du district autonome d’Abidjan les pratiques de la mendicité, l’usage des charrettes à bras (wottro) pour le transport des marchandises et le commerce ambulant. Lors de sa récente conférence de presse tenue, le mardi 14 avril 2026 au Casino du Sofitel hôtel ivoire, il a encore annoncé la couleur : « Plus de mendiants, de « wottro » et de commerçants ambulants dans le district autonome d’Abidjan ». Le district autonome d’Abidjan va donc frapper fort. Et très fort !
En sa qualité de ministre, gouverneur du district d’Abidjan, Cissé Bacongo ne cache plus sa joie de voir l’éligibilité, chaque jour, croissante d’Abidjan à l’organisation d’importantes rencontres politiques, culturelles, économiques et sportives issues des quatre coins du monde. Cette vision qui est à mettre à l’actif du leadership du président de la République, Alassane Ouattara, et pilotée par le Premier ministre, Robert Beugré Mambé, ne mérite pas d’être mise sous le boisseau par quelques réfractaires à la propreté, à la chose bien faite donc à l’ordre urbain.
Lors d'une séance de travail avec ses plus proches collaborateurs, les motivations de ces nouvelles mesures ont été données. A en croire le ministre, gouverneur du district d’Abidjan, « la mendicité enlève toute dignité à l'homme. Elle contribue au désordre, à l'insécurité et surtout donne une mauvaise image de la capitale ».
Quant aux charrettes à bras ou pousse-pousse, il explique « qu’il est inacceptable en plein 2026 que des personnes continuent à les utiliser comme si nous étions encore à l'époque antique ». Ces pratiques moyenâgeuses dira-t-il, posent à la fois un problème de sécurité et de maladies pour leurs utilisateurs mais aussi pour tous.
Sur la question du commerce ambulant, le gouverneur donne les mêmes motivations que pour les deux préoccupations citées plus haut. En y ajoutant, cette fois, l’épineuse réalité de la déperdition des ressources de l'Etat, vu que ces vendeurs, « ne paient aucune taxe aux collectivités encore moins des impôts à l’Etat. Bien plus, ils mènent une concurrence déloyale aux autres commerçants régulièrement constitués. Nous ne laisserons plus faire », a-t-il tranché en annonçant une vaste campagne de sensibilisation et de communication sur ces interdits. Par la suite, ses services spécialisés (police du district) en collaboration avec la Police nationale et la Gendarmerie passeront à la phase de répression. « Pour nous aider à mener ce combat que tous les abidjanais et abidjanaises doivent s'approprier », a-t-il soutenu.
La campagne ne concerne pas que les points cités dans l’arrêté. Les questions d’affichage anarchique, les pratiquants des besoins en plein air, les utilisateurs des sachets plastiques… sont aussi dans le collimateur du district autonome d’Abidjan.
En plus de sa lutte contre le désordre urbain, le ministre, gouverneur compte poursuivre ses actions d’envergure. L’on peut citer l’aménagement de la baie lagunaire de la CARENA au Plateau, l’aménagement du littoral de Port-Bouët, l’aménagement de l’espace Canal aux bois, la réalisation d’un Centre de conférence iconique sur l’ancien site du marché de friperie de Belleville (Treichville), etc. pour l’amélioration du cadre de vie des Abidjanais et Abidjanaises.
A.K.
Source Dircom DAA.





