Koumassi : La chute de ‘’Djakis’’, dernier maillon du gang de Tondeni, interpellé après une longue cavale
Longtemps dans l’ombre, longtemps en fuite. Le dernier lieutenant du redouté gang de Tondeni n’échappera finalement pas à la vigilance policière. Recherché depuis juillet 2025, ‘’Djakis’’ a été interpellé, le lundi 2 février 2026 à Koumassi, mettant un terme à sa cavale.
D’après les faits, en juillet 2025, la police démantelait une grande partie du gang de Tondeni, tristement célèbre à Koumassi pour ses violences répétées. Si les principaux chefs avaient été mis hors d’état de nuire, un membre clé manquait encore à l’appel : un lieutenant discret mais redoutablement actif, connu sous le sobriquet de ‘’Djakis’’.
Selon Police secours, peu après 13 heures, les forces de police du commissariat du 36ᵉ arrondissement, engagées dans le cadre de l’Opération épervier XI, effectuent une patrouille de routine dans le quartier Remblais, non loin de l’EPP Gabriel Dadié. A première vue, rien d’inhabituel : contrôles, échanges avec les riverains, observation méthodique du terrain. Mais un détail attire l’attention des agents. Une attitude suspecte. Un regard fuyant. Une hésitation de trop. L’individu comprend rapidement qu’il a été identifié et tente de prendre la fuite. Une tentative vaine. Le dispositif sécuritaire est déjà en place. La course-poursuite tourne court. Quelques rues plus loin, il est encerclé puis interpellé sans résistance, sans blessure et sans incident.
Conduit au commissariat, son identité est formellement établie. Il s’agit de K. D., alias ‘’Djakis’’, sans emploi et domicilié au quartier Remblais. Un nom bien connu des services de police. Les enquêtes indiquent qu’il est cité dans plusieurs plaintes et présenté comme un membre influent du gang de Tondeni, impliqué dans des bagarres rangées, des agressions à l’arme blanche, des vols et des expéditions punitives ayant semé la peur dans la commune.
Tondeni, chef du gang, ainsi que son adjoint ‘’Abobolais’’, avaient été déférés devant le parquet du Plateau en juillet 2025. Depuis lors, ‘’Djakis’’ faisait l’objet de recherches actives. Pensant brouiller les pistes, il s’était réfugié à Boundiali, loin de Koumassi. Une stratégie insuffisante face à la persévérance policière.
Face aux enquêteurs, le mis en cause ne nie pas les faits. Il reconnaît son appartenance au gang et admet être l’adjoint en second du chef, Tondeni. Les informations sont immédiatement transmises à la hiérarchie policière ainsi qu’au procureur de la République près le Tribunal de première instance d’Abidjan-Plateau. Sur instruction du magistrat, K. D. alias ‘’Djakis’’ est gardé et écroué conformément à la procédure en vigueur. Sa cavale, entamée plusieurs mois plus tôt, prend ainsi officiellement fin.
A.C.





