En attendant, ledit vice-président Michel Temer, un centriste longtemps allié à la présidente avant de lui tourner le dos - Dilma Rousseff l\'accuse d\'avoir participé à un coup d\'Etat -, va assurer l\'intérim à la tête du pays.
Il a officialisé le choix de ses ministres: 21 au total. Henrique Meirelles, ancien président de la Banque centrale, est nommé aux Finances. Blairo Maggi, l\'un des plus gros producteurs brésiliens de soja, est nommé à l\'Agriculture.
Indépendamment de l\'affaire des comptes publics, l\'opposition reproche à Mme Rousseff la récession, le chômage, l\'inflation... « Aujourd\'hui, nous essayons de surmonter cette situation en révoquant ce gouvernement irresponsable. Nous n\'avons pas d\'alternative », a lancé ce jeudi le sénateur Maggi.
Des sondages d\'opinion récents ont montré qu\'une écrasante majorité de Brésiliens souhaitaient la destitution de Dilma Rousseff. Devant le Sénat, des milliers de partisans de la destitution se sont d\'ailleurs réunis pour exprimer leur joie ce jeudi, tandis que la police utilisait des gaz lacrymogènes pour disperser les soutiens de la présidente. Mais c\'est toute l\'élite politique brésilienne, empêtrée dans de multiples affaires de corruption, qui se retrouve désormais devant un immense défi : se reconstruire une image, désastreuse à l\'heure actuelle.
Rfi