En visite en Côte d’Ivoire dans le cadre sa campagne pour la présidence de la commission de l’Union Africaine, la ministre kényane des Affaires étrangères a rencontré, ce jour les responsables et les étudiants de l’Ecole de Commerce et de gestion(ECG) d‘Abidjan.
Au cours des échanges, Amina Mohamed(micro en main sur la photo) a donné la position de son pays relativement aux retraits de certains pays africains de la Cour pénale internationale(CPI).
« Nous voulons faire le changement à partir de l’intérieur et non de l’extérieur. Nous avons fait des propositions. Ce n’est pas facile car cela dépend de beaucoup de facteurs », a laissé entendre le chef de la diplomatie kényane.
S’agissant des pays déjà sortis de la CPI comme le Burundi, l’Afrique du sud et la Gambie, Amina Mohamed a affirmé ne pas s’ingérer dans les affaires d’un autre pays. Toutefois, elle a précisé :
« Chaque pays a signé le statut de Rome. Beaucoup de pays puissants ne l’ont pas fait. Parmi ceux qui l’ont signé, 34 pays étaient africains. Nous croyions en cette cour. Mais nous devons l’améliorer. La vision était qu’on devait la saisir en dernière instance, quand il n’y a plus d’issue possible », a-t-elle fait savoir, avant ‘inviter les étudiants à lire le statut de Rome.
Outre la question de la CPI, la diplomate kényane a longuement échangé sur des sujets importants de l’actualité notamment la sécurité. C’est en ce sens qu’elle a estimé que le terrorisme reste la « seule menace à la survie de notre continent ».
« Il est beaucoup plus cruel qu’il ne l’apparaît. Il est grand mais vous le voyez petit », a stigmatisé l’hôte de ECG.
Pour elle, on ne peut pas venir à bout de ce fléau en « utilisant un seul instrument ». « Les terroristes partagent beaucoup de choses. Leurs actifs, la technologie etc. C’est pour ça que la prévention est toujours meilleure que la guérison. C’est un combat pour tout le monde », a estimé la diplomate kényane dont le pays a été, à plusieurs reprises, frappé par les terroristes.
A.K.