Yamoussoukro / Forum régional sur la COSO : Les acteurs relèvent vulnérabilité des populations face aux effets du changement climatique
Après deux jours d’intenses travaux, le 3e Forum régional sur la cohésion sociale dans les régions nord du golfe de Guinée (Coso) qui s’est tenu à Yamoussoukro, les 24 et 25 mars 2026, entre le Bénin, la Côte d’Ivoire, le Ghana et du Togo, autour du thème, « résilience climatique et cohésion sociale dans les régions nord du golfe de Guinée », a livré ses recommandations. Dans l’ensemble, les communications ont souligné une vulnérabilité commune face aux effets du changement climatique caractérisé par l’augmentation des températures, de régularité des précipitations, la recrudescence des inondations et des sécheresses ainsi que l’érosion côtière. Ces phénomènes constituent, selon les participants, des menaces majeures pour les économies nationales fortement dépendantes des ressources naturelles en particulier du secteur agricole et exacerbant les risques d’insécurité alimentaire et d’instabilité sociale. Aussi, les présentations ont-elles mis en exergue l’importance des outils de planification stratégique et de la territorialisation des politiques climatiques. En perspective, les intervenants ont convergé vers l’amélioration de l’accès au financement et la consolidation de la capacité des acteurs en particulier au niveau local et de promouvoir une coopération régionale accrue. Les panels qui ont suivi, ont constitué un cadre privilégié de dialogue permettant d’approfondir les analyses et de confronter les expériences nationales. Au terme des deux journées, les participants ont recommandé la mise en œuvre des actions structurées visant à accompagner et inciter les communautés à s’engager dans la création et la gestion durable des forêts communautaires, l’allocation d’au moins 5 % des budgets des projets à venir. Ils ont également souhaité de renforcer la synergie entre le projet Coso et d’autres projets portés par les ministères techniques afin d’accroître l’efficacité globale des interventions et de maximiser leur impact sur le terrain. Assurer la pérennisation des acquis du projet Coso dans les différents pays, intensifier les actions de sensibilisation des populations des zones septentrionales sur les effets néfastes de la déforestation, promouvoir de manière systématique l’intégration des enjeux de la cohésion sociale et d’adaptation au changement climatique dans l’élaboration, la révision et la mise en œuvre des politiques publiques, renforcer la capacité des communautés en matière de pratiques agricoles résilientes ainsi que dans la composition et l’utilisation des bio-fertilisants et des bio-pesticides ont été aussi recommandés. AU surplus, les participants conseillent de soutenir les populations rurales dans la gestion des conflits communautaires, d’intégrer systématiquement les collectivités décentralisées dans la gouvernance des projets pour préparer la phase post-financière et de réaliser des forages tenant compte des conditions climatiques en vue de garantir la disponibilité de l’eau en toute saison pour les communautés vulnérables agricoles. En Côte d’Ivoire, le projet Coso est placé sous la coordination de Dr Gniré Mariam Ouattara et est financé par l’Etat de Côte d’Ivoire avec le soutien de la Banque mondiale, et exécuté par le Conseil du coton, de l’anacarde et du karité sous la maîtrise d’ouvrage du Cabinet du Premier ministre. C’est elle qui a été la cheville ouvrière du Forum régional sur la cohésion sociale à Yamoussoukro.
A.K.





