Sangaré Abdrahamane, Koné Boubacar, Laurent Akoun et Odette Lorougnon
Etaient, ce matin devant le juge des référés comme assignés par le président du Front populaire ivoirien (FPI), lundi dernier.
Mais l’audience a été reportée au vendredi prochain à la demande des avocats de la défense afin de leur permettre de prendre connaissance du dossier.
«Nous sortons de l’audience de laquelle, nous avons été convoqués ce matin en référé statuant sur la plainte déposée par monsieur Affi, nous accusant d’user abusement de qualité qu’il ne nous a pas confiée. L’audience a duré à peine 10 minutes. Simplement parce que, son conseil a caché les pièces sur lesquelles nos avocats devaient travailler. Et les a produits seulement ce matin devant le juge. Nos avocats ont donc demandé un report pour leur donner le temps de travailler sur ces documents afin qu’à la prochaine convocation, ils puissent plaider en conséquence de cause. Requête qui a été acceptée par le président et nous sommes convoqués vendredi prochain dans les mêmes conditions », a déclaré le porte-parole, Koné Boubakar au sortir d’un entretien qui s’est déroulé à hui clos.
Il convient de souligner que c’est à 8 heures que Sangaré et consorts ont fait leur apparition au Tribunal de première instance du Plateau pour une audience qui devait en principe démarrer à 8 heures comme indiqué dans la convocation.
C’est à 10 heures qu’ils seront finalement reçu par le juge des référés pour en ressortir 13 minutes plus tard.
Avant de faire leur entrée dans le bureau du des référés, l’avocate de Pascal Affi N’Guessan qui certainement savait que l’audience allait être reportée avait déjà quitté les lieux.
Il faut enfin signaler que les quatre membres de la Direction du FPI issus du congrès de Mama étaient accompagnés de dizaine de militants acquis à leur cause qui ont envahi le hall du palais de justice.
A leur départ du Tribunal, ils scandaient dans la cour de la justice des slogans hostiles à Affi N’Guessan. «Affi voleur, Affi voleur ! ».
« Gbagbo président, libérez Gbagbo », c’est avec ce slogan qu’ils ont pris la direction de la sortie du Tribunal sous les regards des forces de l’ordre.