lendemain de la sortie du président du Front populaire ivoirien (FPI) et quatre jours après l’assignation du camp « Gbagbo ou rien » en justice par Affi N’guessan, Sangaré et consorts annoncent des poursuites judiciaires contre leur adversaire reconnu par les autorités ivoiriennes.

 

«La Direction légale et légitime du parti portera plainte contre Affi pour faux, usage de faux de titre, abus de biens sociaux portant sur le détournement de plusieurs milliards de nos francs au détriment des militants sur une période de 13 ans sans compte rendu financier », a déclaré le porte-parole de Sangaré et consorts, Koné Boubacar.


Il a indiqué que les membres fondateurs du parti vont poursuivre Affi et a ajouté qu’ils demanderont à leurs militants de s’organiser pour se porter partie civile.


Le bureau issu du congrès de Mama, village natal de Laurent Gbagbo veut se donner les moyens de poursuivre, Pascal Affi N’guessan également dans les tribunaux étrangers, à commencer par la France.


«Nous ne renoncerons jamais au FPI, y compris au prix de nos vies dans la lutte démocratique », a-t-il prévenu.


Demain, Sangaré Abou Drahamane, Laurent Akoun, Lorougnon Marie Odette et Koné Boubakar comparaîtront devant le président du tribunal de première instance d’Abidjan plateau suite à une plainte de Pascal Affi N’Guessan.
Aussi, le conférencier rappelle-t-il que c’est dans l’adversité que le Front populaire ivoirien se bonifie, toujours assuré du soutien fidèle et sans faille de ses militants.


«En politique comme en bien de domaines, le choix du moment n’est jamais fortuit. Ainsi, alors que l’assignation cite abondamment la date du 3 avril 2015, c’est quasiment 11 mois après que le sieur Affi rend brusquement compte que nous utilisons le nom FPI ? Soyons sérieux », a indiqué Koné Boubacar.


Le 1er secrétaire général adjoint du FPI issu du congrès de Mama est convaincu que «c’est le succès éclatant de la tournée de Abou Drahamane qui fonde la panique du pouvoir qui décide à son tour de mobiliser son cache-sexe en la personne du sieur Affi, devenu , depuis qu’il s’est vendu à eux à vil prix, l’homme des sales besognes de ce régime liberticide et sanguinaire »


Koné affirme que quatre personnes poursuivis par Affi y compris lui-même ne se réclament pas membres du parti de ce dernier.


«Nous n’avons pas pu adhérer à un parti dont nous ignorons le nom. Pour nous c’est Affi qui s’accroche désespérément et illégalement aux attributs d’un parti qui l’a exclu depuis le 30 avril 2015. Et comme le FPI appartient d’abord à ses militants, nous le mettons au défi de se faire accompagner par son avocat dans une tournée politique dans les bases du FPI », a-t-il soutenu.

 


A.K.