A la Patinoire du Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, le stand du Projet de cohésion sociale des régions du nord du golfe de Guinée (COSO) ne désemplit pas. Depuis l’ouverture des Journées portes ouvertes du Groupe de la Banque mondiale, ce lundi 21 septembre 2026, les visiteurs se succèdent, curieux de découvrir les réalisations d’un projet qui, loin des discours, transforme progressivement le quotidien de milliers de personnes dans les régions du nord de la Côte d’Ivoire.

Des infrastructures aux activités génératrices de revenus, en passant par l’emploi des jeunes et des femmes, le COSO expose ses résultats et donne à voir les visages d’un développement voulu au plus près des communautés.

Pour Dr Ouattara Gniré, coordonnatrice du projet COSO, l’engouement autour du stand constitue une source de satisfaction. « Nous sommes satisfaits du nombre de visiteurs parce que cet atelier permet de faire connaître le projet, faire connaître à la population ce que fait réellement le COSO », souligne-t-elle.

Si les populations directement bénéficiaires connaissent déjà les actions du projet, ces Journées portes ouvertes offrent une occasion particulière aux autres Ivoiriens de mesurer l’ampleur du travail accompli dans les zones d’intervention.

Et les chiffres donnent la mesure de cet impact. Depuis sa mise en œuvre, le COSO a contribué à la création de 44 978 emplois en faveur des jeunes et des femmes, à travers notamment 153 sous-projets d’activités génératrices de revenus (AGR).

Maraîchage, cultures céréalières et vivrières, transformation, élevage, transport, commerce sur les marchés ruraux ou encore travaux sur les chantiers : les opportunités se déploient dans plusieurs secteurs, permettant à des communautés de renforcer leurs moyens de subsistance. Des infrastructures pour rapprocher les services des populations. L’action du COSO ne se limite pas à l’emploi. Elle se traduit également sur le terrain par des infrastructures destinées à améliorer les conditions de vie des populations. Sur les 1 688 infrastructures initialement prévues, 1 892 ont été initiées, dont 1 237 achevées et 655 en cours de réalisation.

Derrière ces données se trouvent des écoles, des ouvrages et des équipements qui répondent à des besoins concrets des communautés. Le développement prend ainsi une dimension très matérielle : rapprocher les services, créer des opportunités et donner aux populations les moyens de participer elles-mêmes à l’amélioration de leur cadre de vie.

Cette logique explique l’importance croissante accordée à l’approche du Développement conduit par les communautés (DCC). Le principe est simple : faire des populations non plus de simples bénéficiaires, mais des acteurs à part entière des projets qui les concernent.

Le COSO entend désormais renforcer son intervention. Selon la coordonnatrice, « le projet va couvrir 35 sous-préfectures et 620 localités dans le district des Montagnes, au-delà de ses premières zones de mise en œuvre ». 

Quant à une éventuelle extension aux régions du sud de la Côte d’Ivoire, Dr Ouattara Gniré rappelle que cette décision relève du gouvernement ivoirien. Pour l'heure, le projet poursuit sa mission dans ses zones d’intervention, avec une ambition clairement affichée : renforcer la cohésion sociale et offrir aux communautés des leviers durables de développement.

A travers ces Journées portes ouvertes, le Groupe de la Banque mondiale veut justement rapprocher ses résultats du grand public. L'objectif est de montrer, de manière accessible et concrète, ce que produit son partenariat avec l'État ivoirien.

A.K.