À l'occasion du lancement opérationnel de son projet triennal R.A.I.S.E Adjahui (2026–2028), la Fondation Sauver & Unir les Nations (FSUN) a associé son expertise à celles de deux autres organisations humanitaires et caritatives que sont la Fondation Dorcas et de l’ONG Akwaba Mousso, à l’effet de sensibiliser sur les violences basées sur le genre (VBG) et les grossesses précoces, offrir des consultations médico-psychosociales individualisées et poser les fondations d'un accompagnement durable au sein de la communauté.
La paroisse Notre-Dame de la Compassion d'Adjahui (commune de Port-Bouët), sous l’autorité spirituelle du Père Curé Basile Diane et en présence du Père Vicaire Akosse Ferjeux et d’autres membres du clergé, a été le théâtre de la première édition de la Journée du Réveil Intégral des Familles (RIF).
Organisée conjointement par la Fondation Sauver & Unir les Nations (FSUN), la Fondation Dorcas et le Centre / ONG Akwaba Mousso, cette journée a enregistré une mobilisation communautaire remarquable avec 325 participants enregistrés sur 500 attendus, soit 65 % de l'objectif.
Une jeunesse massivement au rendez-vous
Les données démographiques recueillies lors de l’accueil témoignent d’un ciblage particulièrement réussi auprès des populations vulnérables :
Une forte présence féminine : les femmes et jeunes filles ont représenté 61,5 % de l'assistance (contre 38,5 % d'hommes et jeunes garçons).
Une prédominance éclatante des moins de 15 ans : ils ont constitué 61,5 % du public total, dont 33,8 % d'enfants de moins de 12 ans et 27,7 % d'adolescents âgés de 12 à 15 ans.
Sensibilisation médico-légale et protection des mineurs
L'équipe pluridisciplinaire de l'ONG Akwaba Mousso — comprenant psychologues, sages-femmes, juristes et travailleurs sociaux — conduite par M. TRA BI, a délocalisé ses services d'écoute et de prise en charge au cœur d'Adjahui. Les interventions ont permis d'éclairer la jeunesse sur la prévention des grossesses précoces et non désirées, la santé reproductive et l'hygiène pubertaire, tout en rappelant avec fermeté le cadre juridique ivoirien : l'âge légal du mariage fixé à 18 ans (homme/femme) et les sanctions pénales rigoureuses (5 à 20 ans d'emprisonnement) sanctionnant les violences sexuelles sur mineurs.
La conférence plénière dont le thème « Mon corps, ma maison, mon avenir », animée par l'experte Mme Marie-Paule Zadi, a captivé l'auditoire avec l’usage de l'analogie du sanctuaire corporel pour enseigner le respect de soi, l'estime personnelle, la résistance aux pressions et l'importance de préserver sa scolarité.
42 personnes accompagnées en entretiens d'écoute individuelle (1-à-1)
Le cœur opérationnel de la journée s'est matérialisé par l'ouverture d'espaces de confidentialité pour des consultations personnalisées. Avoisinant la centaine, des participants ont été reçus en entretiens individuels approfondis par les psychologues et sages-femmes d'Akwaba Mousso ainsi que par les écoutants de la FSUN et de la Fondation Dorcas. Révélateur des réalités du quartier, 47,6 % des personnes ayant sollicité cette écoute étaient des enfants et adolescents de moins de 15 ans, abordant des problématiques liées à la santé reproductive, au mal-être psychologique ou à la quête d'orientation spirituelle.
Solidarité concrète et don de 150 kits d'hygiène
Fidèle à sa vocation chrétienne de miséricorde corporelle et spirituelle, la Fondation Dorcas, représentée par Mme Joëlle Bekoin, a procédé à la remise officielle de 150 kits hygiéniques complets (100 kits dédiés aux jeunes filles et 50 kits aux jeunes garçons) afin de promouvoir la dignité, l’hygiène et la culture de la salubrité chez les adolescents du quartier.
Un ancrage durable : la future « Maison de la Compassion »
Prenant la parole au nom de la FSUN, Dr Loukou Jean Kévin, Président de la fondation, a rappelé la portée stratégique du projet R.A.I.S.E (Réalisation d'Actions pour l'Inclusion Sociale et Économique) déployé sur la période 2026–2028. Il a annoncé officiellement l'édification en cours d'un bâtiment au sein de la paroisse : la « Maison de la Compassion ». Ce centre permanent assurera un relais continu pour l'écoute sociale, le suivi des 50 bourses scolaires prises en charge à 50 % par la FSUN et l'approvisionnement en packs alimentaires pour les familles démunies.
Dimension spirituelle et communion fraternelle
La dimension pastorale a été marquée par une exhortation spirituelle et un temps fort de prière conduit par M. Marius Irénée ZEBIHI, co-fondateur de la fondation “Sauver & Unir les Nations” (FSUN)
La rencontre s'est conclue par la distribution d'une collation offerte conjointement par Akwaba Mousso et la FSUN à l'ensemble des participants, ainsi que par un déjeuner fraternel offert au presbytère aux délégations partenaires.
Pour Dr Loukou Jean Kévin, président de la FSUN, « le véritable développement est intégral : il touche à la fois l'esprit, la santé du corps, l'intelligence et la dignité matérielle. Avec le projet R.A.I.S.E et nos partenaires, nous ne sommes pas venus à Adjahui pour un jour, mais pour une marche de trois ans aux côtés des familles ».
Prince Tr Bi, le représentant de la directrice exécutive de l'ONG Akwaba Mousso, Mme Denise Adou estime que « rapprocher nos services des populations les plus vulnérables est une urgence. En informant les jeunes filles et les garçons sur leurs droits et leur santé, nous brisons le silence et nous protégeons des destins contre les violences et la déscolarisation ».
«Notre alliance aujourd'hui prouve que la charité chrétienne se vit en actes. Ces kits hygiéniques et ce temps d'écoute redonnent à chaque enfant la conscience de sa valeur infinie aux yeux de Dieu et de la société », a déclaré Joëlle Bekoin, présidente de la Fondation Dorcas.