Alors que les opérations de démantèlement de sites d’orpaillage clandestins se multiplient, les autorités ivoiriennes se sont données six mois pour éradiquer le phénomène. 

À Doba, dans le département de San-Pedro, le sous-préfet, N’cho Thierry Pacôme, a sensibilisé, le jeudi 29 octobre 2026, les populations à la protection de la réserve des Eaux et Forêts de la plus vaste sous-préfecture du département de la cité portuaire, en insistant notamment sur la prévention avant que les conséquences économiques, environnementales, sanitaires et sécuritaires de l’orpaillage ne devienne une réalité dans la circonscription de Doba. Cette initiative vise à endiguer le manque à gagner fiscal à l’économie ivoirienne mais aussi des pratiques dangereuses sur les plans sanitaire et environnemental, notamment dans l’usage du mercure dont des épisodes ont été signalés ces derniers temps dans les zones les plus touchées par le phénomène. 

« Cette situation doit encourager et maintenir notre vigilance à prendre toutes les dispositions nécessaires pour préserver notre territoire de l’implantation éventuelle de telle activité. L’absence actuelle des sites d’orpaillage chez nous ne signifie pas que nous devons baisser la garde. La prévention demeure notre meilleure arme pour éviter que ce phénomène s’installe dans nos villages, nos campements, nos cours d’eaux et nos espaces agricoles », a exhorté M. N’cho Pacôme, en présence du chef canton Bakwé nord, sa Majesté Kah Toh Emmanuel, des responsables sécuritaires de la gendarmerie, des Eaux et Forêts, de l’OIPR et les populations de la localité sorties nombreuses. 

Toutefois, l’administrateur civil a lancé un message particulier à la jeunesse à surtout incarner "l’Ivoirien nouveau " et à se démarquer des offres venant de ses pratiquants de l’orpaillage tout en restant focus sur leurs activités habituelles de l’agriculture, l’entrepreneuriat et les métiers professionnels.

Après ce premier contact avec la population de Doba, l’autorité préfectorale entamera une tournée dès le 14 novembre 2026 dans le reste des localités que compte la circonscription de Doba. Elle s’inscrit ainsi dans une démarche préventive de protection des populations et de conservation de la biodiversité.

L’action du sous-préfet rejoint les efforts de gestion participative engagés par l’État de Côte d’Ivoire ivoirien. En poste depuis six ans, N’cho Thierry Pacôme entend renforcer la responsabilité des communautés locales dans la prévention des phénomènes des temps, qu’est l’orpaillage clandestin. Une initiative saluée par les participants dont des chefs de villages et de communautés qui ont décidé de s’aligner sur les décisions du gouvernement pour leur bien-être. 

 

B.V.

Correspondant régional