L’affaire foncière qui alimente les discussions sur les réseaux sociaux depuis plusieurs jours connaît désormais un tournant judiciaire. Dame Djédjé Rita Bénédicte et plusieurs personnes ont été entendues dans le cadre de cette affaire et déférées, ce mercredi 7 octobre 2026, devant le Pôle pénal économique et financier (PPEF), après leur audition par les services de la Police économique.

A l’origine de cette procédure, des opérations de vente de terrains largement promues sur les réseaux sociaux. Des souscripteurs qui affirment avoir rencontré des difficultés dans l’acquisition ou la mise à disposition de leurs parcelles auraient progressivement commencé à faire entendre leur voix.

Au fil des semaines, les réclamations se seraient multipliées. Selon les informations disponibles, plus d’une centaine de plaintes auraient ainsi été enregistrées, faisant prendre une nouvelle dimension à cette affaire.

Des célébrités entendues

L’enquête ne s’est pas limitée aux seules personnes directement impliquées dans les opérations foncières. Plusieurs personnalités et célébrités apparues dans des vidéos destinées à promouvoir ces offres de terrains ont également été entendues par les enquêteurs.

Leur présence dans ces contenus promotionnels ne permet toutefois pas, à elle seule, d’établir une quelconque responsabilité pénale. Leur rôle, leur niveau d’implication et leur éventuelle connaissance des faits dénoncés devront être établis dans le cadre de la procédure judiciaire.

Après plusieurs auditions, Dame Rita Djédjé ainsi que certaines des personnes entendues ont été conduites, ce mercredi matin, devant le Pôle pénal économique et financier. Cette juridiction spécialisée est notamment compétente pour connaître des infractions à caractère économique et financier.

La justice appelée à faire la lumière

Avec ce déferrement, l'affaire entre désormais dans une nouvelle phase. Le parquet devra examiner les éléments recueillis au cours de l’enquête et décider des suites judiciaires à donner au dossier.

Les responsabilités individuelles devront, le cas échéant, être déterminées au terme de la procédure. Pour l’heure, aucune culpabilité n’est établie.

Rita Djédjé et les autres personnes concernées bénéficient donc de la présomption d’innocence jusqu’à une éventuelle décision de justice devenue définitive.