L’ancien ministre-gouverneur du Gôh-Djiboua est décédé, le samedi 17 octobre 2026, à Abidjan, à l’âge de 81 ans, des suites d’une longue maladie. Ancien compagnon de route de Laurent Gbagbo, il avait rejoint les rangs de la rébellion armée en novembre 2002, avant d’intégrer les gouvernements successifs sous la présidence d’Alassane Ouattara.
Figure de la vie politique ivoirienne, Louis-André Dacoury-Tabley fut l’un des membres fondateurs du Front populaire ivoirien (FPI), en 1983. Proche de Laurent Gbagbo, il a longtemps cheminé aux côtés de celui qui allait devenir président de la République de Côte d’Ivoire.
Mais l’histoire politique de Dacoury-Tabley a connu un tournant majeur en novembre 2002, deux mois après la tentative de coup d’État du 19 septembre, qui avait débouché sur une rébellion armée. À cette période, il annonce officiellement son ralliement au Mouvement patriotique de Côte d’Ivoire (Mpci), branche politique de la rébellion. Cette décision le propulse parmi les principaux responsables politiques du mouvement. Il y occupe plusieurs fonctions, notamment celles de coordinateur des relations extérieures et de secrétaire adjoint. Il participe également aux négociations ayant conduit à différents accords de paix, notamment ceux de Ouagadougou.
Après la crise postélectorale de 2010 et la chute du régime de Laurent Gbagbo, Louis-André Dacoury-Tabley rejoint les gouvernements successifs du président Alassane Ouattara. Il occupe notamment les fonctions de ministre de la Solidarité, puis de ministre des Eaux et Forêts, avant d’être nommé ministre-gouverneur du district de Gôh-Djiboua.
De membre fondateur du Fpi à acteur politique de la rébellion, puis responsable gouvernemental sous la présidence d’Alassane Ouattara, Louis-André Dacoury-Tabley aura traversé plusieurs séquences déterminantes de l’histoire politique récente de la Côte d’Ivoire.
Sa disparition marque la fin du parcours d’un homme dont l’itinéraire aura été étroitement lié aux évolutions, aux ruptures et aux recompositions de la scène politique ivoirienne.
Yapi C