Le Centre Euro Africa, basé à Barcelone en Espagne, s’est assignée pour mission de promouvoir l’Afrique dans son aspect positif. De passage à Abidjan où il a pris part à un Salon sur les marques, son président, Divaika Kiemba Dina, lève un coin du voile sur les activités de son institut.
Que fait exactement le centre ?
La mission du centre est de faire connaître les Afriques-je le dis toujours au pluriel-dans sa totalité à ceux qui ne la connaissent pas. Réellement, on fait des activités culturelles, éducatives et économiques. Ce sont des conférences et des séminaires de haut niveau. On y invite les scientifiques et les chercheurs, en réalité, on invite les Africains parce que ce sont eux qui connaissent bien les réalités africaines dans les différentes villes de l’Espagne. C’est soit dans les hôtels soit dans les universités, les endroits les plus connus dans le pays. Dans nos conférences, on parle de ce que les gens ne connaissent pas mais surtout de ce qui est positif. On parle de l’Afrique mais du côté positif. Les hommes d’affaires sont également invités pour parler de leurs marques. Dans ce volet économique, on organise des ateliers pour mettre en contact des entrepreneurs de différents pays. Nos activités sont organisées en présentiel. Après on a commencé à faire des activités au Portugal et maintenant au Brésil.
Le centre est-il indépendant ou vous agissez sous le couvert des Etats ?
Nos activités sont privées. Nous sommes des fils du continent africain qui avons décidé de faire quelque chose de positif, scientifique pour l’Afrique. C’est ce qui nous a amenés à lancer cette initiative privée. Nous sommes complètement indépendants. Nous animons au minimum 12 conférences par an. 8 sont dédiées à la ligne culturelle et éducative et 4 sont dédiées à la ligne économique. Et sur les 4 lignes économiques, une est dédiée uniquement à la femme africaine.
C’est dans quel cadre, l’institut est à Abidjan, aujourd’hui ?
Nous sommes invités à une activité qui vient de se terminer à Abidjan, qui s’est déroulée du 15 au 17 octobre 2026 au parc des Expositions. C’est dans le cadre du Brand leasing Africa organisé par la Maison de l’Afrique avec la Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire, un salon de marques africaines. Il y avait la France, l’Espagne, les Etats-Unis et le reste constitué de pays africains. Cette fois-ci, on a été invité en tant que consultant. Mais je vais profiter pour animer une conférence sur le thème, « l’histoire oubliée et cachée des Africains et leurs descendants en Europe ». Je vais parler de ce que l’homme noir a illuminé l’Europe, a construit l’Europe.
Après Abidjan, quelle est la prochaine étape ?
Pour l’agenda, les 26 et 27 novembre 2026, on sera à Madrid pour former les femmes, les 2 et 3 décembre, on sera à Lisbonne au Portugal, toujours pour les femmes. Le 4 décembre, on est invité pour un gala que la Maison de l’Afrique organise pour terminer l’année. Pour commencer l’année 2027, on sera en janvier au Brésil, fin février au Bénin. En mars on retourne à Madrid et en avril 2027, on revient à Abidjan pour une conférence.
Qui doit prendre part à vos conférences, paie-t-on pour y participer ?
Pour les conférences culturelles et éducatives, c’est gratuit. Si vous êtes dans le pays, vous pouvez y participer puisque c’est en présentiel. S’agissant des conférences économiques, il y a une contribution. On a estimé qu’après 10 ans d’activités gratuites, à la 11e année, on doit démontrer notre capacité à organiser nos activités. Mais ce sont des tarifs modestes. La personne qui accepte de venir doit payer un droit de participation. Seulement ceux qui sont dans le secteur du business.
Le plus important, c’est qu’il y a des choses que les enfants de l’Afrique ne savent pas et qu’ils doivent savoir. Nous sommes dans un monde ouvert et tout le monde doit savoir notre histoire. Une personne qui ne connait pas son histoire est comme un arbre sans racine. C’est pour cela qu’on a créé cet institut, c’est notre contribution. Il y a beaucoup de choses qu’on n’enseigne pas dans les écoles.
Interview réalisée par A.K.